Les tarifs d’assurance auto sont libres ; ils sont établis à partir de statistiques qui portent sur le nombre et le coût des accidents. Ces statistiques montrent que certaines catégories de véhicules et de conducteurs sont à l’origine d’accidents plus nombreux ou plus graves. Aussi, la cotisation d’assurance n’est-elle pas uniforme pour tous…
Deux critères de tarification sont principalement retenus :
En règle générale, les automobilistes qui circulent habituellement dans des zones à faible concentration urbaine provoquent moins d’accidents que les autres. La zone dans laquelle l’automobiliste est amené à circuler va donc influer sur le tarif.
Les personnes domiciliées en Corrèze, dans le Lot ou en Vendée bénéficient d’une cotisation d’assurance plus avantageuse que les habitants de Paris, Lyon ou Marseille.
Pour le choix de la zone de tarification, on retient généralement le lieu de stationnement habituel du véhicule.
Les automobilistes qui utilisent leur voiture pour les besoins de leur profession provoquent plus d’accidents que ceux qui s’en servent uniquement pour la promenade et les déplacements privés. Les tarifs tiennent compte de ces données.
L’assurance au kilomètre
Certaines sociétés d’assurances proposent des tarifs préférentiels aux conducteurs qui effectuent un faible kilométrage annuel.
Les tarifs tiennent compte des caractéristiques des conducteurs habituels (il peut y en avoir plusieurs pour le même véhicule). Souscripteur du contrat, titulaire de la carte grise et conducteur(s) habituel(s) peuvent être des personnes différentes.
Dans tous les cas, si une autre personne que l’assuré utilise régulièrement le véhicule, il faut impérativement la déclarer à l’assureur comme conducteur habituel.
Ne pas le faire entraînerait la nullité du contrat dans la mesure où l’assureur pourrait prouver la mauvaise foi de l’assuré.
La conduite occasionnelle
Si le conducteur qui emprunte occasionnellement le véhicule est titulaire d’un permis récent (de moins de deux ou trois ans), ou s’il est âgé de moins de 25 ans, une franchise supplémentaire reste généralement à la charge de l’assuré en cas d’accident. Il est possible de la racheter en payant une cotisation plus élevée.
La conduite exclusive
Lorsque l’assuré s’engage à ce que la voiture ne soit conduite que par lui-même et son conjoint, il bénéficie souvent d’une diminution de tarif.
Si un autre conducteur provoque un accident, une franchise est appliquée.
Les personnes dont le permis est récent, en particulier les jeunes, provoquent plus d’accidents que la moyenne des conducteurs. Un conducteur âgé de 18 à 20 ans provoque environ deux fois et demi plus d’accidents qu’un conducteur âgé de 30 ans ou plus.
Le sexe du conducteur est aussi pris en compte.
Une surprime peut être appliquée la première année sur l’assurance de responsabilité civile obligatoire souscrite par un conducteur novice. Cette surprime ne doit pas dépasser 100 % de la cotisation de base.
Sont considérés comme conducteurs novices :
Les sociétés d’assurances ont la possibilité de moduler leurs tarifs dans la limite autorisée de 100 %. Elles peuvent appliquer, par exemple, une surprime plus forte aux jeunes de moins de 25 ans et une autre moins élevée aux conducteurs novices plus âgés, ou titulaires du permis depuis au moins deux ans.
Pour inciter ces usagers à la prudence, deux mesures ont été prises :
L’apprentissage anticipé de la conduite
Les assureurs ont prévu des avantages tarifaires pour les personnes qui ont bénéficié de ce mode d’apprentissage.
Dès la première année d’assurance, la surprime normalement demandée aux conducteurs novices est réduite de moitié : 50 % au maximum au lieu de 100 %. Elle est réduite de moitié après la première année d’assurance si l’assuré n’a été responsable d’aucun accident.
Majoration maximale | Apprentissage normal | Apprentissage anticipé |
A la souscription | 100 % | 50 % |
Après 1 an d’assurance sans accident | 50 % | 25 % |
Après 2 ans d’assurance sans accident | Plus de surprime | Plus de surprime |
Les textes réglementaires ont fixé les cas où les assureurs ont le droit d’imposer des majorations de cotisation.
Comportement du conducteur | Majoration maximale |
| 150 % |
- suspension de deux à six mois - suspension de plus de six mois
- annulation ou plusieurs suspensions de plus de deux mois au cours de la même période annuelle de référence (la période annuelle de référence est la période annuelle précédant de deux mois la date d’échéance principale) |
50 % 100 %
200 %
|
| 100 % |
| 100 % |
| 50 % |
Ces différentes majorations se cumulent sans toutefois pouvoir dépasser 400 %. Après deux années, les majorations sont supprimées.
Les assureurs ont la possibilité d’accorder, à titre commercial, des tarifs préférentiels à certaines catégories de souscripteurs. Mais, lorsque l’un de ces assurés provoque, par exemple, deux accidents la même année, il ne bénéficie plus de ce tarif et l’augmentation de sa cotisation d’assurance dépasse celle qui correspond au seul jeu du malus.
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