Pour compléter les prestations des régimes obligatoires d’assurance maladie, les assureurs proposent des contrats d’assurance santé.
Ces contrats d’assurance ont pour objet de garantir la maladie, l’accident et la maternité. Les garanties de remboursement des frais de soins et de biens médicaux varient selon les contrats, de la prise en charge du seul ticket modérateur au remboursement total des frais laissés à la charge de l’assuré.
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Ces documents ont été élaborés par l'Union Nationale des Organismes d'Assurance Maladie Complémentaire (UNOCAM), dont la Fédération Française des Sociétés d'Assurances est membre.
Les dépenses de soins et de biens médicaux sont partiellement prises en charge par les régimes obligatoires d’assurance maladie. Pour compléter ces prestations, les sociétés d’assurances proposent des garanties frais de soins.
Celles-ci permettent la prise en charge, de façon plus ou moins étendue, de la part des dépenses non remboursée par le régime obligatoire :
La nature des frais de soins garantis
Selon les contrats d’assurance complémentaire santé, peuvent être couverts :
Certains assureurs proposent des formules qui englobent des prestations supplémentaires telles que :
Certains assureurs offrent à leurs assurés l'accès à des réseaux de professionnels de santé.
Mis en place essentiellement dans le domaine de l'optique et du dentaire, ces derniers permettent de bénéficier de prix négociés et d'engagements en termes de qualité et services rendus. En décidant de se rendre chez un professionnel de réseau, un assuré peut, selon les caractéristiques de son contrat, voir disparaître totalement son « reste à charge » (c'est-à-dire la part des dépenses qui reste à sa charge après remboursement de l'assurance maladie obligatoire).
Des conventions signées entre les assureurs et certains professionnels de santé (pharmaciens, laboratoires d'analyses médicales, radiologues, auxiliaires médicaux, opticiens, etc.) permettent de dispenser les assurés de l'avance des frais de soins laissés à leur charge par le régime obligatoire lorsqu'ils ont souscrit une assurance complémentaire santé auprès d'une société d'assurances.
Dans la pratique, il suffit à l'assuré de présenter au professionnel de santé une attestation de tiers payant délivrée par la société d'assurances.
Des garanties de prévoyance peuvent également être proposées dans certains cas pour compléter les prestations du régime obligatoire.
La garantie incapacité temporaire
Cette garantie prévoit, en cas d’arrêt de travail consécutif à une maladie ou à un accident, le versement d’indemnités journalières qui complètent celles versées par la Sécurité sociale. Son montant ne peut excéder le montant de la perte réelle de revenus restée à la charge de l’assuré après intervention de la Sécurité sociale.
La durée et le montant des indemnités journalières versées par l’organisme assureur dépendent du contrat et, s’il s’agit d’une couverture collective d’entreprise, des éventuelles obligations prévues par la convention collective.
La garantie invalidité
Elle prévoit, selon les dispositions du contrat d’assurance souscrit, le versement d’un capital ou d’une rente en cas d’invalidité permanente, totale ou partielle, consécutive à une maladie ou à un accident.
Cette garantie permet de compenser, en totalité ou en partie, la perte de revenu liée à une situation d’invalidité.
Les sociétés d’assurance offrent de plus en plus à leurs assurés des services d’information et d’accompagnement, qui se présentent sous diverses formes :
Les services d’assistance se sont également développés dans les contrats d’assurance complémentaire santé :
Il s’agit d’une période, décomptée à partir de la souscription et variable selon les contrats, pendant laquelle certaines prestations ne sont pas prises en charge par la société d’assurances. Dans un même contrat d’assurance complémentaire santé, ces délais peuvent être différents en fonction de la nature de la maladie ou des actes médicaux. En cas d’accident, le plus souvent, les prestations sont dues dès l’accident.
*1 - Base de remboursement : tarif servant de référence à l'Assurance Maladie obligatoire pour déterminer le montant de son remboursement.
Depuis le 1er juillet 2009 et l'Accord national interprofessionnel (Ani), tous les salariés dont le contrat de travail est rompu (licenciement, fin de CDD ou de mission d'intérim) peuvent conserver leurs couvertures santé et prévoyance (invalidité, décès, accident...) à condition de bénéficier d'une indemnité d'assurance chômage et d'avoir travaillé au moins un mois dans l'entreprise. Si ces conditions sont remplies, le salarié concerné pourra continuer à bénéficier des garanties appliquées dans son ancienne entreprise, pour une durée égale à celle de son dernier contrat de travail, dans la limite maximale de neuf mois.
Le financement de ce nouveau dispositif sera assuré soit conjointement par l'ancien employeur et l'ancien salarié dans les proportions et les conditions applicables aux salariés de l'entreprise, soit par la mise en place dans l'entreprise d'un mécanisme de mutualisation. En cas de non-paiement de sa quote-part au financement, l'ancien salarié perdra le bénéfice des garanties et l'employeur sera libéré de toute obligation.
L'assurance complémentaire santé peut être souscrite soit à titre individuel, soit en adhérant à un contrat collectif par l’intermédiaire de l'employeur ou d'associations, professionnelles ou non.
Selon les cas, l’adhésion à un contrat collectif peut revêtir un caractère facultatif ou obligatoire. L’adhésion obligatoire résulte, par exemple, d’une convention ou d’un accord collectif de travail.
L’assurance complémentaire santé peut être souscrite au profit d’un ou de plusieurs membres de la famille. Lorsqu’il s’agit d’un contrat collectif souscrit, par exemple, par l'employeur au profit des collaborateurs salariés, la possibilité d’adhérer peut être étendue dans certains cas aux membres de la famille du salarié.
Dans les contrats d’assurance santé individuels, les garanties couvrant les frais occasionnés par une maladie, une maternité ou un accident sont viagères, dès la souscription du contrat d’assurance complémentaire santé et jusqu’au décès de l’assuré (sous réserve du paiement des cotisations et des sanctions pour fausse déclaration).
Dans les contrats collectifs à adhésion obligatoire, la couverture « frais de soins » peut être maintenue, dans des conditions similaires et sans condition de durée, aux anciens salariés retraités, bénéficiaires d’une pension d’incapacité ou d’invalidité ou chômeurs qui en font la demande dans les 6 mois suivant la fin de leur contrat de travail.
Les garanties de prévoyance (incapacité, invalidité, perte d'emploi et décès, si ce risque est accessoire à une autre garantie)sont maintenues tant que l’assuré n’a pas fait valoir ses droits à la retraite (sous réserve du paiement des cotisations et des sanctions pour fausse déclaration).
L’assureur ne peut pas résilier le contrat d’assurance complémentaire santé :
Les assurés, quant à eux, ont le droit de résilier selon les conditions de leur contrat d’assurance complémentaire santé.
L’assureur ne peut ni réduire les garanties, ni majorer le tarif au cas par cas
Les contrats peuvent cependant prévoir un ajustement annuel des garanties et des cotisations en fonction d’un indice (point Agirc, prix de la journée d’hospitalisation, indice composite…).
Indépendamment de cet ajustement, la cotisation peut être révisée pour d’autres motifs tels que :
L'aide au paiement d’une assurance complémentaire santé, est un dispositif destiné à faciliter l’acquisition, par les personnes à faible revenu, d’un contrat d’assurance complémentaire santé.
Introduit en 2004, le dispositif se traduit depuis le 2 janvier 2008 par l’octroi d’un chèque santé de façon à simplifier et améliorer l'accès à cette aide.
Cette aide s’adresse aux personnes :
A titre indicatif, pour une personne seule, les ressources annuelles doivent être comprises entre :
*Plafonds en vigueur au 1er janvier 2012
Les personnes ayant à leur disposition un logement à titre gratuit (propriétaire, personne logée gracieusement) ou bénéficiant d’une aide au logement se voient appliquer un forfait logement qui est ajouté à leurs ressources. Ce forfait varie selon la composition familiale.
A titre indicatif, pour une personne seule, soit propriétaire ou occupant à titre gratuit, soit bénéficiaire d’un logement, son montant est de 12% du RSA soit 56,99 euros. (pour 2012)
Ce sont les contrats d’assurance complémentaire de santé souscrits auprès d’un organisme complémentaire (mutuelle, entreprise régie par le code des assurances ou institution de prévoyance).
Il peut s’agir d’un contrat individuel ou d’un contrat collectif à adhésion facultative à condition, dans ce dernier cas, que le bénéficiaire du contrat acquitte l’intégralité de la cotisation.
En revanche, les contrats « Madelin » des travailleurs non salariés non agricoles et les contrats collectifs à adhésion obligatoire ne bénéficient pas de cette mesure.
Le contrat choisi doit obligatoirement être un contrat complémentaire santé « responsable », c'est-à-dire un contrat qui encourage le respect du parcours de soins coordonnés.
Ce parcours repose sur le choix d’un médecin traitant que l'assuré désigne auprès de sa caisse d’assurance maladie.
Les demandes d’aides sont traitées par les caisses d’assurance maladie auprès desquelles les formulaires de demandes sont disponibles (www.ameli.fr/).
Lorsque le dossier remplit les conditions requises, la caisse délivre, selon la situation familiale du demandeur, une ou plusieurs attestations de droit :
L’attestation a une durée de validité de 6 mois et doit être remise à l’assureur auprès duquel le bénéficiaire choisit de souscrire un contrat. Elle lui permet de bénéficier d’une réduction de la cotisation du contrat complémentaire santé souscrit, dans la mesure où il s’agit bien d’un contrat complémentaire santé « responsable ».
Le droit à déduction prend effet soit à la date de souscription du contrat, soit à la date de remise de l’attestation si un contrat est déjà en cours.
Ce droit à déduction est acquis pour une période de douze mois.
Une demande de renouvellement doit être déposée auprès de la caisse primaire d’assurance maladie deux à quatre mois avant la date d’échéance de fin de droit.
Le montant annuel de l'aide est fonction de l’âge, au 1er janvier de l’année, de chaque bénéficiaire composant le foyer, soit :
Le montant de l’aide est plafonné au montant de la cotisation due.
Les bénéficiaires la reçoivent sous la forme d'un chèque qu'ils remettent directement à l'organisme complémentaire qui leur facture le montant restant dû.
L’arrivée d’un enfant mineur à charge dans le foyer, le décès d’un membre du foyer constituent des modifications de situation qui ont une incidence sur le montant de l’aide complémentaire octroyée. Sur pièces justificatives, la nouvelle situation sera prise en compte par l’organisme complémentaire.
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