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Le marché de la réassurance : les résultats 2011

Le marché de la réassurance : les résultats 2011
Actualité | Etudes et Statistiques , 12/07/2012

L’Association des professionnels de la réassurance en France (APREF) a tenu sa conférence de presse commune avec la FFSA le 12 juillet 2012 pour présenter les résultats 2011 du secteur.

réassurance

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Crédit photo : Alain Goulard

 

Avec un montant de 220 milliards de dollars, le volume mondial des primes de réassurance connaît une croissance de 10 % en 2011. Il a plus que doublé depuis 1990 et affiche une croissance régulière sur l'ensemble de la période.

La réassurance, un vecteur de stabilité économique

« Assurance des assureurs », la réassurance est par nature une activité contracyclique qui joue un rôle d'absorbeur en cas de chocs économiques et/ou de catastrophes naturelles. Elle permet aux compagnies d'assurances de transférer une partie des risques qu'elles assument afin de garantir la stabilité économique de leurs bilans. Les réassureurs, au même titre que les assureurs, ont donc une fonction essentielle de stabilisateur économique sur le long terme. 

 

L'offre de réassurance dans le monde : une prépondérance européenne

Très concentré, le marché de la réassurance compte une centaine de réassureurs professionnels au niveau mondial. Avec 59 % de parts de marché, les réassureurs européens (Irlande, Royaume-Uni, Europe continentale) continuent de dominer le secteur et conservent une position stable depuis 1998. L'Europe continentale affiche cependant une légère baisse (passant de 49 % à 47 % de parts de marché), compensée par le doublement de la part de marché des réassureurs irlandais (2 % en 1998 ; 4 % en 2011).

 

La part de marché des réassureurs américains passe quant à elle de 26 % à 21 %, tandis que l'Asie et les Bermudes affichent une croissance sur l'ensemble de la période. La part de marché des réassureurs asiatiques passe ainsi de 8 % à 10 % entre 1998 et 2011, tandis qu'on assiste au doublement de celle des réassureurs bermudiens (4 % en 1998, 8 % en 2011).

 

A noter que certains réassureurs bermudiens transfèrent leur siège en Europe. L'Europe reste d'ailleurs très exportatrice de capacités. Elle concentre ainsi 60 % des primes brutes acceptées, mais seulement 38 % des primes cédées.

 

La concentration de l'activité de réassurance continue de s'accentuer. Alors qu'en 1980, les 5 premiers réassureurs mondiaux représentaient environ 17 % du marché, ils disposent aujourd'hui de 44 % des parts de marché. Et les 10 premiers réassureurs mondiaux couvrent 58 % du marché (contre 22 % en 1980).

 

Evolution de l'offre de réassurance (1998-2011)

 

Evolution de l’offre de réassurance (1998-2011)

Source S&P - GRH 2011

 

Sinistralité 2011 : l'année la plus coûteuse jamais enregistrée

Tsunami au Japon, incident de la centrale nucléaire de Fukushima, tremblement de terre en Nouvelle-Zélande, etc. En 2011, les chiffres mondiaux de la sinistralité atteignent des niveaux records. Au total, on dénombre 820 sinistres liés à des catastrophes naturelles (contre 169 en 2010) pour un montant de dommages économiques atteignant 380 milliards de dollars. Du jamais vu à l'échelle mondiale ! Avec un total de 210 milliards de dollars, le tsunami au Japon a été de loin l'événement le plus coûteux de l'année.

Sinistres Catastrophes Naturelles 2011 

 

Sinistres Catastrophes Naturelles 2011

 Source: Munich Re

 

La réassurance ou « l’assurance des assureurs »

La réassurance ou « l’assurance des assureurs » permet aux sociétés d’assurances de couvrir elles aussi une partie des risques pour lesquels elles sont engagées auprès de leurs assurés.

 

Gages de sécurité financière tant pour l’assuré que pour l’assureur lui-même, les réassureurs offrent aux sociétés d’assurances un moyen supplémentaire de respecter leurs engagements vis-à-vis des assurés. Les réassureurs s’engagent non seulement à rembourser aux assureurs une partie ou l’intégralité des sommes versées en cas de sinistre, mais constituent également le moyen d’augmenter les capacités de souscription des sociétés d’assurances.

 

Les engagements entre la société d’assurances dénommée « assureur direct » et le réassureur sont matérialisés par un traité.  L’assureur direct et le réassureur se répartissent les risques garantis. Cette opération est transparente pour l’assuré puisqu’il n’existe pas de lien contractuel entre lui et le réassureur.