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Assurance française : les résultats 2009 et les perspectives pour 2010

Assurance française : les résultats 2009 et les perspectives pour 2010
Actualité | Etudes et Statistiques , 23/06/2010

A l'occasion de la Conférence de presse du 23 juin, Bernard Spitz, président de la FFSA, et Jean-François Lequoy, délégué général, ont présenté les résultats consolidés de l'assurance française en 2009.

assurance française

Le secteur de l'assurance est affecté par la crise mais s'est montré résistant dans les turbulences que nous traversons, avec un chiffre d’affaires (CA) des sociétés d’assurances qui dépasse, pour la première fois, les 200 milliards d’euros en 2009.

 

Le marché de l’assurance connaît ainsi une croissance globale du CA de 9 % en 2009 - après une baisse des cotisations de  6,4 % en 2008 - sous le double effet d’une forte croissance des assurances de personnes (vie et santé/accidents) de 12 % et d'une croissance modérée des assurances de biens et de responsabilité (+0,7 %).

 

Les placements des sociétés d’assurances atteignent 1 616,6 milliards d’euros en valeur de marché (en progression de 14,9 %).  L’année 2009 se caractérise par une amélioration globale de la solvabilité du marché compte tenu du redressement des plus-values latentes (72,7 milliards contre 8,3 milliards d’euros en 2008).

 

Dans un contexte économique difficile qui a affecté principalement les sociétés dommages, les résultats nets comptables des entreprises (sur la base des comptes sociaux) sont en recul de 34 % et atteignent 6,2 milliards d’euros en 2009. La rentabilité des fonds propres s'établit à 6,8 % (contre 11,3 % en 2008).

 

 

La collecte en assurance de personnes (155 milliards d’euros) résulte d’une forte demande pour les contrats d'assurance vie. Ces derniers ont retrouvé en 2009 leur attractivité par rapport aux autres produits d’épargne à court terme qui ont subi la baisse des taux intervenue au cours de l’année. En 2009, l’assurance vie reste, de loin, le placement préféré des Français et représente 55 % de l’épargne longue (contre 14% il y a 30 ans). Elle conforte également sa deuxième place en Europe, juste après l’assurance britannique.

 

Si l’assurance vie  a retrouvé une croissance à 2 chiffres après deux années de baisse, elle le doit essentiellement à une forte demande pour les supports euros qui représentent 87 % de la collecte en 2009, soit la part relative la plus élevée depuis 10 ans. Pour la première fois, la demande des Français s’est davantage portée vers les contrats exclusivement en euros au détriment des contrats multi-supports. Les supports unités de compte (UC) ne représentent que 13 % de la collecte en 2009, soit moitié moins qu’en 2006 et 2007 et beaucoup moins que le record de l’an 2000 (40%).

 

Ceci montre que, manquant de visibilité sur l'évolution à venir des marchés, les assurés recherchent avant tout la sécurité et trouvent, dans les supports en euros, la réponse à leurs besoins. Les premiers résultats de l’année 2010 confirment cette tendance.

 

Collecte en assurance vie (en milliards d’euros)

 

 

Le rendement des supports euros affiche une baisse de 0,3 point en 2009 pour s’établir à 3,7 % (contre 4 % en 2008). Ce taux est non seulement bien supérieur au rendement offert par le Livret A (1,9 % en moyenne sur l’année) mais offre également une rémunération nette remarquable du fait de la faible inflation observée en 2009.

 

En 2009, les assureurs ont reconstitué en partie la provision pour participation aux bénéfices dans laquelle ils avaient puisé en 2008 pour maintenir une rémunération quasiment stable par rapport à 2007 (4 % contre 4,1 % en 2007).

 

En ligne avec le rebond des marchés boursiers, et après un premier trimestre difficile, le taux de valorisation des supports UC a nettement augmenté sur la seconde moitié de l’année. Résultat : après une année 2008 difficile, la valorisation des supports UC est nettement positive sur l’ensemble de l’année 2009 et progresse de 14,8 % (contre - 22,3 % en 2008).

 

En assurance vie, le résultat net comptable est en baisse de 4,8% (3,9 milliards contre 4,1 milliards d’euros en 2008). Le taux de rentabilité du secteur vie/mixte atteint 7,6% contre 8,8% en 2008.

En assurances de biens et responsabilité, la collecte s’établit à 45,1 milliards d’euros (+ 0,7 %). Le rythme de croissance diminue légèrement après deux années de croissance supérieure à 2 %.

 

L’année 2009 est une année très défavorable pour les assureurs sur le plan de la sinistralité. En assurance de biens et de responsabilité, le montant des prestations versées et des dotations aux provisions a en effet augmenté de 12% pour atteindre près de 35 milliards d’euros.

 

Le premier semestre a été marqué en particulier par de violents épisodes climatiques : la tempête Klaus du 24 janvier (coût 1,7 milliard d’euros pour 740 000 sinistres), la tempête Quinten des 9 et 10 février (coût de l’ordre de 200 millions d’euros), les orages de grêle du mois de mai (coût estimé à 200 millions d'euros).

 

En dehors de ces événements extrêmes, la sinistralité s’est sensiblement dégradée pour plusieurs autres raisons :

 

  • les mauvaises conditions climatiques qui ont contribué à la détérioration de la sinistralité en MRH (multirisques habitation), notamment en incendie et dégâts des eaux ;
  • la progression du vol en MRH (hausse de 8,2% pour les cambriolages des résidences principales en 2009, d’après les chiffres des forces de l’ordre) ;
  • l’augmentation du coût des sinistres automobiles (+8%) : aux difficiles conditions météorologiques qui ont alourdi la charge des garanties dommages et bris de glace, s’ajoutent un accroissement de la circulation, un probable relâchement des comportements (évolution du nombre de tués proche de la stabilité -0,3% en 2009 contre -7,5% en 2008) et la poursuite de la hausse du coût moyen des sinistres corporels.

Répartition des sinistres en 2009

Répartition des sinistres en 2009

 

 

Résultat : le ratio combiné net de réassurance des sociétés « dommages » (qui rapporte, au montant des cotisations, les prestations versées et provisionnées ainsi que les frais de gestion et autres charges techniques) se dégrade de 4,4 points en 2009 pour atteindre 104,2 % et retrouver son niveau de 2003.

 

Conséquence de cette hausse de la sinistralité et d'un chiffre d'affaires en faible progression, les résultats nets comptables passent de 5,3 milliards en 2008 à 2,3 milliards d'euros en 2009. Le taux de rentabilité du secteur dommages atteint 5,8% contre 14,4% en 2008.

Les quatre premiers mois de l’année se caractérisent par une croissance de l’assurance française proche de celle de l’année 2009.

 

Pour l’année 2010, l’assurance vie devrait retrouver une tendance proche de sa croissance naturelle de l’ordre de 2 à 6 %. En effet, si les transferts importants opérés en 2009 des produits d'épargne liquide vers l'assurance vie ne se retrouveront pas en 2010, les assurés devraient continuer à verser régulièrement sur leurs contrats, les rendements offerts en 2009 et la sécurité restant des arguments forts en faveur de l’assurance vie.

 

Les assurances santé/incapacité/invalidité et les assurances de biens et de responsabilité devraient progresser sur un rythme un peu supérieur à celui de l’année 2009 (+ 2 à 3 % pour les assurances de biens et responsabilité).

 

 

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Assurance mondiale

4e

C'est la place de l'assurance française dans le monde.

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